La judiciarisation

Le LDL – QC vise à développer des alternatives à la judiciarisation des personnes marginalisées en vue d’enrayer ce phénomène, notamment par la conscientisation des responsables policiers et judiciaires, de la population et des autorités municipales.

La judiciarisation renvoie au fait de recourir aux voies judiciaires (police et tribunaux) en discriminant les personnes sur la base de préjugés. En affirmant vouloir régler un problème on stigmatise plutôt les personnes pour ce qu’elles sont et non pour ce qu’elles font. On cible les personnes et non les comportements. La judiciarisation devient un moyen systémique de « caser » ou de « rendre invisible » les personnes dites marginales.  On discrimine pour « gérer » l’espace publique.

La judiciarisation des personnes marginalisées c’est interdire l’accès à tout un quadrilatère de la Ville à une prostituée, c’est remettre une contravention pour flânage à un jeune parce qu’il n’est pas habillé au goût des policiers ou des commerçants du secteur, c’est emprisonner un itinérant parce qu’il n’a pu payer des contraventions totalisant des centaines voire des milliers de dollars qu’on lui a donné pour des infractions toutes plus anodines les unes que les autres, c’est obliger un jeune à s’exiler de peur d’être emprisonné pour la même raison… c’est discriminatoire.

Nous vous invitons à consulter :

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Pour comprendre comment la LDL – QC entend trouver des alternatives à la judiciarisation des personnes marginalisées, veuillez consulter la section sur le comité Judiciarisation des personnes marginalisées.