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pouvez télécharger gratuitement cette recherche!
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ou par courriel à ligue@bellnet.ca
À
venir en Février 2005:
"Motivation
Jeunesse" présente les résultats de sa
recherche pour la prévention de la criminalité
juvénile "L'intégration et la réalité
des jeunes immigrants 10-17 ans à Québec".
Voir
ces sites pour plus d'informations:
www.motivationjeunesse.com
Rapport
de la recherche pour la prévention de la criminalité
juvénile
Recherche
Chaque
année, des étudiants-es de 2e année
en sociologie à l'Université Laval effectuent
une recherche exploratoire pour la Ligue.
Les
jeunes de secondaire 1 et 2 face à l'autorité
policière
Par
Cécile Guidicelli et Geneviève Marchand, Département
de sociologie, Université Laval, Réalisé
en 2001
Quels
sont les éléments qui poussent les jeunes
à avoir une perception négative à l'égard
des policiers et de l'autorité policière?
La recherche de Guidicelli et Marchand montre que ce sont
:
- Le
passé « criminel ». Plus de la moitié
des jeunes (62%) ayant déjà commis un délit
ont une perception négative des policiers. De plus,
la fréquence de la perception négative augmente
avec le nombre de délits commis. La perception
des policiers par les jeunes qui n'ont jamais commis de
délits ou d'actes criminels est plutôt neutre.
- L'influence
des pairs. Les jeunes qui ont des amis ayant eu des démêlés
avec la police ont souvent (56%) une opinion négative
de celle-ci. Plus le nombre d'amis ayant eu des démêlés
avec les policiers est élevé, plus la probabilité
d'avoir une perception négative est élevée.
- Le
milieu socio-économique. Les jeunes qui proviennent
d'un milieu économique plus défavorisé
ont une perception négative des policiers deux
fois plus souvent que les jeunes qui proviennent d'un
milieu plus aisé.
- Le
sexe. Sur le nombre de jeunes interrogés, 53,3%
des garçons ont une perception négative
des policiers contre seulement 29% des filles.
Par
contre, la connaissance des droits n'a pas d'influence sur
la nature de la perception des jeunes. L'étude montre
que les jeunes connaissent mal leurs droits lorsqu'ils sont
confrontés à des situations d'arrestation,
de fouille, de perquisition et d'interrogatoire en milieu
scolaire. Cette
recherche exploratoire a été réalisée
entre septembre 2000 et avril 2001 auprès de 116
élèves de secondaire 1 et 2. Les auteures
ont également rencontré les directeurs des
écoles dans le cadre d'entrevues semi-directives.
Un
total de 30% des jeunes interrogés disent avoir eu
des démêlés avec la police (arrestation,
fouille, perquisition ou interrogatoire). Le
fait d'avoir eu des démêlés avec les
policiers ne semble pas avoir d'incidence sur le niveau
de connaissance qu'ont les jeunes de leurs droits.