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Discrimination raciale, exclusion et profilage racial à Québec?

Au printemps 2005, la Ligue mettra sur pied une étude exploratoire sur le sujet afin de connaître la part de réalité et de mythe dans cette situation. C'est à suivre...

L'équipe de la Ligue des droits et libertés-section Québec vous présente son étude réalisée en octobre 2001:

" La discrimination à l'égard des minorités visibles sur le marché du travail et son impact sur la rétention de ces populations dans la Communauté urbaine de Québec"

Recherche sur la discrimination en emploi(format pdf)

Vous pouvez télécharger gratuitement cette recherche! Pour plus de renseignements contactez-nous au (418) 522-4506 ou par courriel à ligue@bellnet.ca

 

À venir en Février 2005:

"Motivation Jeunesse" présente les résultats de sa recherche pour la prévention de la criminalité juvénile "L'intégration et la réalité des jeunes immigrants 10-17 ans à Québec".

Voir ces sites pour plus d'informations:

www.motivationjeunesse.com

Rapport de la recherche pour la prévention de la criminalité juvénile

 

Recherche

Chaque année, des étudiants-es de 2e année en sociologie à l'Université Laval effectuent une recherche exploratoire pour la Ligue.

Les jeunes de secondaire 1 et 2 face à l'autorité policière

Par Cécile Guidicelli et Geneviève Marchand, Département de sociologie, Université Laval, Réalisé en 2001

Quels sont les éléments qui poussent les jeunes à avoir une perception négative à l'égard des policiers et de l'autorité policière? La recherche de Guidicelli et Marchand montre que ce sont :

  1. Le passé « criminel ». Plus de la moitié des jeunes (62%) ayant déjà commis un délit ont une perception négative des policiers. De plus, la fréquence de la perception négative augmente avec le nombre de délits commis. La perception des policiers par les jeunes qui n'ont jamais commis de délits ou d'actes criminels est plutôt neutre.
  2. L'influence des pairs. Les jeunes qui ont des amis ayant eu des démêlés avec la police ont souvent (56%) une opinion négative de celle-ci. Plus le nombre d'amis ayant eu des démêlés avec les policiers est élevé, plus la probabilité d'avoir une perception négative est élevée.
  3. Le milieu socio-économique. Les jeunes qui proviennent d'un milieu économique plus défavorisé ont une perception négative des policiers deux fois plus souvent que les jeunes qui proviennent d'un milieu plus aisé.
  4. Le sexe. Sur le nombre de jeunes interrogés, 53,3% des garçons ont une perception négative des policiers contre seulement 29% des filles.

Par contre, la connaissance des droits n'a pas d'influence sur la nature de la perception des jeunes. L'étude montre que les jeunes connaissent mal leurs droits lorsqu'ils sont confrontés à des situations d'arrestation, de fouille, de perquisition et d'interrogatoire en milieu scolaire. Cette recherche exploratoire a été réalisée entre septembre 2000 et avril 2001 auprès de 116 élèves de secondaire 1 et 2. Les auteures ont également rencontré les directeurs des écoles dans le cadre d'entrevues semi-directives.

Un total de 30% des jeunes interrogés disent avoir eu des démêlés avec la police (arrestation, fouille, perquisition ou interrogatoire). Le fait d'avoir eu des démêlés avec les policiers ne semble pas avoir d'incidence sur le niveau de connaissance qu'ont les jeunes de leurs droits.