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Coalition citoyenne
contre la discrimination
La
Ligue est membre de la coalition contre la discrimination
depuis sa fondation en septembre 2004. Cette coalition est
une initiative citoyenne qui regroupe tant des individus
que des organismes de la région préoccupés
par la discrimination à caractère raciste,
sexuelle, genrique, basé sur un handicap, un statut
économique ou social ou toute autre forme de discrimination.
Cette coalition vise à dénoncer les différentes
variables sociales qui contribuent au maintien de la discrimination
et de l'exclusion mais vise aussi à faire de la sensibilisation
auprès de nos concitoyens et concitoyennes.
La
Ligue croit en une société basée sur
le respect et l'égalité. La Ligue, comme plus
de 20 organismes et plusieurs individus, est signataire
de la déclaration commune.
Vous
pouvez être signataire et envoyer une version papier
à la ligue, par courriel ou pour tous renseignements
ou commentaires adressés à la coalition:
coalitioncontreladiscrimination@yahoo.ca
La
liberté d'expression
Mise
sur pied de la coalition
Présentation
de la coalition
Déclaration
commune et les Activités
de la coalition
Pour
tous renseignements ou commentaires adressés à
la coalition, veuillez écrire à:
coalitioncontreladiscrimination@yahoo.ca
Réunions
en ligne sur www.reseauforum.org
Profilage
racial à Québec?
Le
18 juin dernier, La Ligue des droits et libertés, en
collaboration avec Jeunesse noire en action, la Commission
des droits de la personne et des droits de la jeunesse et
le MRCI avait lieu un colloque sur le profilage racial à
Québec au musée de la civilisation.
Les
invités :
Gisèle Béchard, conseillère en développement
régional au Ministère des relations avec les
citoyens et de l’immigration du Québec.
Nancy
Gagnon, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés-section
de Qu.bec
Peter
Flegel, Directeur Général de Jeunesse noire
en action
Aly
N’diaye, jeune résident de Québec
Représentante
de Motivaction jeunesse
Constable
Jean-François Vézina, Relationniste au Service
de Police de Québec
Fo Niemi,
Directeur Général du Centre de recherche-action
sur les relations raciales
Monique
Lortie, Directin de l’éducation et de la coopération
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse
du Québec.
Eddie
Alcide, Conseiller Ministère des relations avec les
citoyens et de l’immigration du Québec.
La discussion a permit de faire état d’une situation
délicate dans la région de Québec entre
les jeunes noirs qui y réside et certains patrouilleurs
de la Ville…
Un suivi
avec d’autres organismes de la région devra
être fait au cours des prochains mois…
En
2005, la Ligue des droits et libertés désire
effectuer une vaste enquête sur la situation des relations
entre les membres de minorités visibles et les autres
membres de la communauté québécoise,
plus particulièrement les autorités policières.
Cette
enquête aura pour but de faire état des lieux
d'une situation souvent dénoncée mais jamais
évaluée par une véritable enquête.à
À
suivre...
Immigration
et citoyenneté
En collaboration
avec le Centre RIRE 2000 http://www.r2000.qc.ca
et la Fondation Léo-Cormier pour le projet «
Ma société au pluriel, une richesse à
laquelle je tiens », la Ligue offrira cette année
des ateliers-conférences visant à éveiller
les jeunes de 14 ans à 17 ans à l’importance
de l’immigration à Québec, dans leur
milieu social. Par la sensibilisation à l’apport
du multiculturalisme pour notre société, notre
formation vise ainsi à éduquer les jeunes
à la citoyenneté et à leurs droits
et devoirs en tant qu’«apprentis-citoyens-nes»
et en tant qu’élève d’une école.
Les jeunes
d’origines immigrantes recevront eux-aussi des ateliers-conférences
afin d’être sensibilisés aux droits, libertés
et devoirs dans la société québécoise.
Nous visons
une sensibilisation de la société d’accueil
et des personnes migrantes pour une société
plus riche des valeurs de chacun, une compréhension
accrue des attitudes etune harmonie sociétale.
Les
ateliers-conférences seront offerts du mois de mars
au mois de mai 2004 dans différentes écoles
secondaires et par le biais d’organismes de la région
de Québec!
Merci
au Ministère du patrimoine canadien pour sa collaboration
financière à ce projet.
La
discrimination raciale en emploi
à Québec
La
Ligue a mené en 2001 une recherche sur la discrimination
raciale en milieu de travail dans la région de Québec.
Un dépliant et les résultats complets de la
recherche sont disponibles sur demande à la Ligue des
droits et libertés.
Ce
projet a été rendu possible grâce à
la contribution de Patrimoine Canadien, de SOIT Québec
et du Ministère des relations avec les citoyens et
de l'immigration (Québec).
Recherche
sur la discrimination en emploi(format pdf)
En
résumé...
La discrimination raciale est une distinction, une exclusion
ou une préférence fondée sur la race,
l'origine ethnique ou nationale et qui a pour effet de réduire
le droit à l'égalité. Dans la ville de
Québec, la discrimination raciale prend davantage une
forme subtile que directe. La discrimination s'exprime autant
par des attitudes d'évitement et le langage anodin
que par des entrevues d'embauche difficiles à obtenir.
31,4% des répondants de l'enquête estiment avoir
été victimes de discrimination en emploi au
moins une fois.
Les
groupes les plus touchés
Les immigrants originaires du Moyen-Orient et du Maghreb sont
les personnes les plus touchées par la discrimination
raciale en emploi. 35% des employeurs qui ont répondu
à l'enquête préfèrent ne pas travailler
avec des personnes provenant de ces deux régions. Par
contre, on constate que 26% des employeurs font mention d'un
préjugé favorable envers les Asiatiques.
Les
impacts
-
La
rétention : l'incapacité à obtenir
un emploi est la principale cause de départ des
minorités visibles de la région de Québec.
Il a été noté que 46,1% des répondants
envisagent sérieusement de quitter la région
pour s'installer à Montréal, à
Toronto ou ailleurs. Les grands centres urbains abritent
de larges communautés ethniques qui procurent
un sentiment de sécurité identitaire et
culturelle. Il a été noté que le
réseau social ethnique pouvait être déterminant
pour l'accès à l'emploi des personnes
peu scolarisées.
-
Le
chômage : le taux de chômage est de deux
à trois fois plus élevé chez les
membres de minorités visibles que chez les autres
citoyens. La précarité d'emploi et le
taux de pauvreté y sont donc par conséquent
très élevés.
-
Les
réactions : la discrimination raciale en milieu
de travail entraînent le découragement
et la frustration. Ces réactions se traduisent
généralement par l'abandon de la recherche
d'emploi et par le désir de quitter la région
de Québec.
Quoi
faire? Quelques pistes d'action
-
Sensibiliser
les employeurs sur les effets de la discrimination
Organiser des occasions de rencontre entre les employeurs
et les membres de minorités visibles; permettre
une ouverture pour des stages en milieu de travail.
-
Orienter
les jeunes vers des carrières prometteuses
Informer les jeunes sur les formations qui débouchent
sur des emplois, comme le secteur de la nouvelle économie,
qui est en pleine expansion.
-
Mettre
en place une politique de rétention.
L'autorité
publique doit mettre en place une véritable politique
de rétention des nouveaux arrivants, car il n'est
pas suffisant de planifier une augmentation de l'immigration
dans la région. Il faut amener les Québécois
et Québécoises d'adoption à s'établir
définitivement dans la région. Une telle
initiative pourrait prendre la forme d'un encadrement
plus soutenu pour la scolarisation et l'emploi.
Ces
dernières années, cependant, les nouveaux arrivants
s'adaptent mieux qu'auparavant à la région de
Québec, qu'ils trouvent plus facilement les ressources
dont ils ont besoin mais que le marché du travail reste
le grand défi à relever. Le problème
de l'accès au travail, principal facteur d'intégration
et de rétention, demeure très présent.
La
discrimination raciale à l'école primaire
Par Sylvain Delisle et Jean-François Bilodeau
La
recherche de Delisle et Bilodeau montre qu'il n'y a pas de
racisme comme tel dans les écoles primaires de la région
de Québec. Par contre, ils ont pu recenser des manifestations
de discrimination raciale entre des jeunes Québécois
dit de souche et des jeunes Néo-Québécois.
Il arrive par exemple que les jeunes Néo-Québécois
se fassent « crier des noms ». Toutefois, au dire
des directeurs d'école, des enseignants et des jeunes
interrogés, ces cas demeurent isolés et peu
fréquents. Ce type de discrimination fait généralement
surface à cause de frustration et de jalousie. De plus,
les élèves réalisent que les manifestations
de racisme ne sont pas justifiées.
L'école
primaire est un lieu où l'autorité est très
présente; les manifestations de discrimination raciale,
s'il doit y en avoir, auront plutôt lieu dans la rue
ou dans la cour d'école. La gang peut parfois
influencer les comportements discriminatoires, mais les jeunes
qui sont pris en grippe par une gang le sont rarement
à cause de leur origine ethnique. C'est plutôt
leur performance scolaire ou sportive ou leurs aptitudes sociales
qui sont remises en cause.
Les
enfants, concluent les auteurs, adoptent des comportements
discriminatoires par imitation, en reproduisant un discours
qui n'est pas le leur et dont ils ne saisissent pas toutes
les implications.
L'étude
a été réalisée dans trois écoles
primaires de la région de Québec choisies à
cause de la forte concentration de jeunes provenant de minorités
visibles et audibles qu'elles comportent. Les directeurs d'école,
certains enseignants et élèves furent rencontrés
en entrevue. Les chercheurs ont également fait de l'observation
pendant les récréations et à la sortie
de classe. La recherche a été menée entre
septembre 2000 et avril 2001.
Une
personne raciste, pour les enfants, c'est
«
Les personnes qui aiment pas ça [les personnes d'une
autre origine ethnique que la leur], ils aiment juste les
personnes qui viennent de leur pays, pas les autres »
«
Quelqu'un qui ne veut pas voir les autres d'une autre couleur
»
«
Ceux qui pensent : tu viens pas d'ici, t'as pas à parler
»
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