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Le comité de surveillance des libertés civiles demande une révision de la loi C-36 que le gouvernement devra évaluer cette année...

Déclaration commune contre le projet du gouvernement fédéral "Accès Légal".

www.liguedesdroits.ca

 

Texte explicatif des lois anti-terroristes depuis 2001(cliquez pour voir le texte)

Déclaration commune sur le projet de loi C-36 (octobre 2001)

La déclaration commune contre le projet de loi C-36 a été signée par plus de 200 organismes et plus de 200 personnalités. Elle a été rédigée en octobre 2001, peu après l'annonce du projet de loi C-36 par le gouvernement canadien.

Déclaration commune contre le projet de loi antiterroriste C-36
en faveur de la protection des libertés civiles


Nous nous opposons au projet de loi C-36 qui modifie plus d'une vingtaine de lois dont le Code criminel, la Loi sur les secrets officiels, la Loi sur la preuve et la Loi sur l'accès à l'information.

L'ensemble des modifications proposées par ce projet de loi omnibus bouleverse notre système juridique et judiciaire et entraîne la renonciation à des garanties reconnues par la Charte canadienne des droits et libertés, par le droit commun et par les règles d'équité procédurale dont le droit à la liberté, à la sécurité, à un procès public et le droit au silence.

Ce projet de loi accroît considérablement le pouvoir de l'exécutif et des corps policiers et occasionne des modifications fondamentales en ce qui a trait aux règles de justice habituellement prévues, notamment en matière d'arrestation, de détention et d'écoute électronique : détention préventive pouvant aller jusqu'à 72 heures, sans inculpation d'aucune infraction criminelle, tenue d'enquêtes sans mandat précis et, dans le cadre de ces enquêtes, détention pour fin d'interrogatoire. Les communautés arabe et musulmane, notamment, craignent d'être particulièrement victimes de ces mesures.

Les vastes pouvoirs ainsi conférés aux forces de l'ordre leur permettront d'interroger, de surveiller, de détenir et de ficher des personnes sur lesquelles pèsent de simples soupçons d' « activités terroristes ». La définition proposée d'activités terroristes, qui est au cœur du projet de loi, est à ce point vague, imprécise et d'une portée tellement large, qu'elle permet d'englober des formes de contestation ou de dissidence n'ayant aucun rapport avec le terrorisme, comme des grèves illégales, des actions de désobéissance civile ou encore, des manifestations publiques.

La nécessité de l'ensemble de ces mesures n'a pas été démontrée en ce qui à trait à l'objectif visé et n'a pas fait l'objet d'un véritable débat politique. De plus, de nombreuses dispositions du Code criminel et de la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité permettent déjà une lutte efficace contre le terrorisme.

Il ne s'agit pas de nier la pertinence de certaines dispositions, que la situation peut justifier, concernant de façon plus spécifique la collecte de fonds et le financement de groupes terroristes, l'élimination des abris fiscaux et la lutte au blanchiment d'argent ainsi que le renforcement des mesures de sécurité à certains endroits névralgiques tels les aéroports, les centrales nucléaires ou les frontières.

Cependant, le projet de loi C-36, dans son ensemble, est inacceptable. Il s'agit d'une réponse précipitée et excessive aux préoccupations suscitées par les attentats terroristes perpétrés le 11 septembre dernier. Il ouvre la porte à de graves atteintes aux droits et libertés.

Il importe de ne pas succomber au vent de panique provoqué par les événements du 11 septembre dernier et de ne pas sacrifier nos libertés civiles avec l'adoption d'une telle loi.

C'est pourquoi nous demandons le retrait du projet de loi C-36.

Texte d'explication sur la loi C-36 en format pdf


 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 


 

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